The Fair Miss Fortune de DE Stevenson

The Fair Miss Fortune de DE Stevenson

J’ai découvert mon premier DE Stevenson édité chez Greyladies et je n’ai pas été déçue ! The Fair Miss Fortune s’est avéré être une lecture aussi réjouissante que je l’avais espéré, très légère certes mais savoureuse.
The Fair Miss Fortune,  publié pour la première fois il y a 4 ans chez Greyladies mais écrit en 1937, est une comédie romantique touchante et très drôle dénuée de toute mièvrerie. Les personnages sont campés avec beaucoup d’humour et l’ensemble rappelle un peu certaines comédies de l’âge d’or hollywoodien avec son lot de faux semblants, ses rebondissements à la pelle et ses histoires d’amour pleines de panache.
C’est un roman très léger mais aussi très pétillant qui se dévore plus qu’il ne se lit. J’ai été séduite par le rythme de l’intrigue, les dialogues, la galerie de personnages secondaires (presque dignes de Cranford) et la facilité avec laquelle D.E. Stevenson noue ses intrigues amoureuses et installe une ambiance chaleureuse.

Lorsque le Capitaine Charles Weatherby revient chez lui, dans le petit village anglais de Dingleford, il ne sait pas combien sa vie est sur le point d’être bouleversée. Il est heureux de retrouver sa chère et douce mère mais l’est nettement moins lorsque celle-ci le convainc de passer la soirée chez Mrs Prescott, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison. Selon elle, Charles a besoin de de retrouver une vie sociale. Les habitants de Dingleford sont ravis de le retrouver et la cancanière Mrs Prescott insiste tout particulièrement pour lui livrer tous les derniers ragots.
La fête s’avère aussi monotone et inintéressante que l’avait prévu Charles, excepté pour 2 choses : il y retrouve son ami Harold Prescott (le malheureux vit sous le coupe de sa mère) et apprend qu’une certaine Jane Fortune vient de s’installer dans le village et compte y ouvrir un salon de thé. C’est une nouvelle enthousiasmante qui ne manque pas d’éveiller l’intérêt des villageois.

Rapidement, Charles, homme d’action s’il en est, fait la connaissance de Miss Fortune et se lie d’amitié avec elle. Plus rapidement encore, il en tombe amoureux. La jeune femme semble être également tombée sous son charme, jusqu’au moment, où sans explication, elle répond vaguement à son bonjour, agit froidement et pire encore : monte dans la voiture d’un séduisant inconnu !
Mais Jane n’agit pas comme elle-même parce qu’elle n’est pas elle-même. Joan, sa sœur jumelle vient de débarquer à Dingleford, fuyant alors les avances d’un ancien employeur trop insistant. Afin de rester discrète, elle décide de ne pas annoncer sa présence aux habitants du village et propose de se faire passer pour Jane si les circonstances l’exigent. Jane commence à désapprouver le plan de sa sœur mais finit bientôt par s’y faire, et même par s’en amuser. Il faut dire qu’il est difficile de résister à Joan.
Les 2 sœurs essaient de ne pas sortir et être vues en même temps mais leurs personnalités parfois opposées et leurs inclinations amoureuses bien différentes créent bientôt un véritable méli mélo, qui risque de les mettre toutes deux dans un sacré guêpier, elles mais aussi leurs prétendants !

Bien entendu, l’histoire finira bien mais ce qui importe ici, comme dans toutes bonnes comédies qui se respectent, c’est la manière dont l’auteur entraîne ses héros et héroïnes dans cette délicieuse mascarade. Et ici, elle le fait avec une certaine allure !
En voilà un petit roman qui met irrésistiblement de bonne humeur !

Il me reste plusieurs dizaines de romans de l’écossaise D.E. Stevenson à découvrir et c’est une chance car chacun de ses livres m’ont charmée jusqu’ici.