L’Extraordinaire voyage de Sabrina (I go by sea, I go by land) de PL Travers

L’Extraordinaire voyage de Sabrina (I go by sea, I go by land) de PL Travers

Tiré d’une histoire vraie, publié pour la première fois en 1941, ce classique de la littérature jeunesse, va entraîner les lecteurs dans une grande aventure…
Voici l’histoire de Sabrina Lind, 11 ans. Lorsque la Seconde Guerre mondiale atteint son petit village paisible du Sussex, Sabrina et son jeune frère sont envoyés par leurs parents chez une tante en Amérique. Débute alors pour eux un long voyage, pendant lequel Sabrina tiendra un journal.
« Maintenant je vais me mettre à écrire mon journal, car nous partons en Amérique à cause de la guerre. Ça vient juste d’être décidé. J’écrirai tout ce que je peux, parce que je sais que comme je serai bien plus grande lorsque je rentrerai à la maison, j’ai peur de ne pas me souvenir de tout. Donc voilà, je commence. Par pitié, faites que nous puissions rentrer à la maison très vite. »
Avec des illustrations au trait de Gertrude Hermes, ce roman traite du sujet difficile de l’enfance en temps de guerre.

C’est le 3ème texte de PL Travers que je découvre (après Mary Poppins et ses Christmas Stories) et je crois que cet auteur est en passe de devenir l’un de mes préférés.

Lorsque les bombes allemandes commencent à tomber sur l’Angleterre, en 1940, Sabrina Lind, et son petit frère James, doivent quitter leur maison (un beau domaine du nom de Thornfield, niché dans la campagne) et leurs parents pour s’installer, tant que la guerre durera, chez des proches amis de la famille, aux Etats-Unis. Sabrina tient un journal intime dans lequel elle consigne ce qu’elle ressent et ce qu’elle vit, la traversée de l’Atlantique, le douloureux sentiment de l’exil et de la séparation, et bien sûr sa nouvelle existence en Amérique. Notre héroïne y sera chaleureusement accueillie et vivra des expériences excitantes (son premier Coca-Cola, sa visite de l’Exposition Universelle et bien d’autres choses encore), qui l’aideront à lutter contre le mal du pays et sa peur constante de perdre ses proches.

En écrivant ce récit, PL Travers ne semble pas avoir privilégié l’efficacité ou le romanesque. Cette histoire repose davantage sur des portraits, des descriptions, des émotions et sentiments toujours évoqués avec une belle authenticité.
Tout sonne juste car l’auteur est passée par là, elle aussi, en 1940, lorsqu’elle a embarqué pour New York avec son petit garçon, Camillus.

Même si ce texte fait figure d’œuvre mineure, surtout face à la célèbre Mary Poppins, je lui ai trouvé beaucoup de charme. L’écriture de PL Travers me plaît décidément beaucoup, l’auteur parvient avec un vrai talent à restituer les émotions et la naïveté de l’enfance en y apportant une bonne dose d’humour et une jolie forme d’irrévérence.

Cette édition contient les illustrations d’origine, celles de Gertrude Hermes, une artiste avec qui PL Travers a sympathisé lors de sa traversée en bateau.

Merci aux éditions Zéthel pour la découverte !

The Fair Miss Fortune de DE Stevenson

The Fair Miss Fortune de DE Stevenson

J’ai découvert mon premier DE Stevenson édité chez Greyladies et je n’ai pas été déçue ! The Fair Miss Fortune s’est avéré être une lecture aussi réjouissante que je l’avais espéré, très légère certes mais savoureuse.
The Fair Miss Fortune,  publié pour la première fois il y a 4 ans chez Greyladies mais écrit en 1937, est une comédie romantique touchante et très drôle dénuée de toute mièvrerie. Les personnages sont campés avec beaucoup d’humour et l’ensemble rappelle un peu certaines comédies de l’âge d’or hollywoodien avec son lot de faux semblants, ses rebondissements à la pelle et ses histoires d’amour pleines de panache.
C’est un roman très léger mais aussi très pétillant qui se dévore plus qu’il ne se lit. J’ai été séduite par le rythme de l’intrigue, les dialogues, la galerie de personnages secondaires (presque dignes de Cranford) et la facilité avec laquelle D.E. Stevenson noue ses intrigues amoureuses et installe une ambiance chaleureuse.

Lorsque le Capitaine Charles Weatherby revient chez lui, dans le petit village anglais de Dingleford, il ne sait pas combien sa vie est sur le point d’être bouleversée. Il est heureux de retrouver sa chère et douce mère mais l’est nettement moins lorsque celle-ci le convainc de passer la soirée chez Mrs Prescott, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison. Selon elle, Charles a besoin de de retrouver une vie sociale. Les habitants de Dingleford sont ravis de le retrouver et la cancanière Mrs Prescott insiste tout particulièrement pour lui livrer tous les derniers ragots.
La fête s’avère aussi monotone et inintéressante que l’avait prévu Charles, excepté pour 2 choses : il y retrouve son ami Harold Prescott (le malheureux vit sous le coupe de sa mère) et apprend qu’une certaine Jane Fortune vient de s’installer dans le village et compte y ouvrir un salon de thé. C’est une nouvelle enthousiasmante qui ne manque pas d’éveiller l’intérêt des villageois.

Rapidement, Charles, homme d’action s’il en est, fait la connaissance de Miss Fortune et se lie d’amitié avec elle. Plus rapidement encore, il en tombe amoureux. La jeune femme semble être également tombée sous son charme, jusqu’au moment, où sans explication, elle répond vaguement à son bonjour, agit froidement et pire encore : monte dans la voiture d’un séduisant inconnu !
Mais Jane n’agit pas comme elle-même parce qu’elle n’est pas elle-même. Joan, sa sœur jumelle vient de débarquer à Dingleford, fuyant alors les avances d’un ancien employeur trop insistant. Afin de rester discrète, elle décide de ne pas annoncer sa présence aux habitants du village et propose de se faire passer pour Jane si les circonstances l’exigent. Jane commence à désapprouver le plan de sa sœur mais finit bientôt par s’y faire, et même par s’en amuser. Il faut dire qu’il est difficile de résister à Joan.
Les 2 sœurs essaient de ne pas sortir et être vues en même temps mais leurs personnalités parfois opposées et leurs inclinations amoureuses bien différentes créent bientôt un véritable méli mélo, qui risque de les mettre toutes deux dans un sacré guêpier, elles mais aussi leurs prétendants !

Bien entendu, l’histoire finira bien mais ce qui importe ici, comme dans toutes bonnes comédies qui se respectent, c’est la manière dont l’auteur entraîne ses héros et héroïnes dans cette délicieuse mascarade. Et ici, elle le fait avec une certaine allure !
En voilà un petit roman qui met irrésistiblement de bonne humeur !

Il me reste plusieurs dizaines de romans de l’écossaise D.E. Stevenson à découvrir et c’est une chance car chacun de ses livres m’ont charmée jusqu’ici.

Le docteur Thorne d’Anthony Trollope

Le docteur Thorne d’Anthony Trollope

Sans dot, de naissance illégitime, la belle et fière Mary ne saurait s’unir à celui qu’elle aime, Frank Gresham, un jeune héritier désargenté. Les Ladies de la famille Gresham manœuvrent en coulisse pour le marier à une femme riche afin de sauver le domaine familial hypothéqué. Seul l’oncle de Mary, le docteur Thorne, connaît le secret de son ascendance et la fortune dont elle pourrait hériter si seulement …

Ce roman du grand auteur victorien Anthony Trollope m’a complètement séduite. En le refermant, je me suis dit que décidément, je ne lisais pas assez cet écrivain et qu’il faudrait que j’y remédie dans le courant de l’année. Il me reste encore quelques uns de ses titres traduits en français à découvrir, je pense que je les ajouterai à ma PAL dès qu’il sera raisonnable de le faire.

Je comprends que ce roman soit le préféré de Julian Fellowes. On y retrouve une peinture minutieuse et particulièrement acerbe de la bonne société de l’époque ainsi qu’une réflexion tout à fait pertinente de l’équilibre précaire qui existe entre argent et moralité.

Frank Gresham, le fils d’un grand propriétaire terrien endetté, souhaite plus que tout épouser son amour de jeunesse, Mary Thorne (la nièce du médecin qui donne son nom au roman), et ce en dépit de son manque de fortune et du scandale qui semble planer sur sa naissance. Le jeune homme est passionnément amoureux et fort déterminé à obtenir la main de sa bien aimée mais sa mère, terriblement ambitieuse et pragmatique et sa tante, snob et tyrannique, s’y opposent férocement. Elles ne veulent en aucune façon entendre parler de cette union qu’elles jugent hautement répréhensible et inacceptable, dans la mesure où Frank doit assurer la survie du domaine familial.

Les deux harpies souhaitent plus que tout le voir épouser une fortune et vont même jusqu’à jeter le pauvre jeune homme dans les bras d’une riche héritière, qui doit sa richesse au Baume du Liban, une certaine Miss Dunstable, un peu plus âgée que lui.

Seul le Docteur Thorne, l’oncle de Mary qui l’adore, a connaissance de quelque chose qui pourrait changer la vie de sa nièce et l’aider à épouser l’homme qu’elle aime … Mais il devra s’armer de patience et faire preuve d’un bon sens et d’une délicatesse exemplaires pour ne serait-ce qu’espérer que son vœu de voir sa nièce heureuse se réalise. Heureusement, il ne manque ni de l’un de l’autre. Thorne est un homme absolument charmant, intelligent et généreux, une âme sensible dont on suit les pérégrinations avec le plus grand intérêt et pour qui on ressent naturellement une grande estime.

Les qualités de ce roman sont nombreuses. Tout d’abord, j’ai apprécié sa modernité. Je savais que Trollope était un fin peintre de l’âme humaine. Chez lui, on ne trouve pas d’héroïnes innocentes comme l’enfant qui vient de naître et encore moins de terribles méchants grimaçants à la Dickens.

Ses portraits sont souvent empreints d’une drôlerie toute britannique mais ils sont aussi extrêmement nuancés. En lisant ce roman, on a l’impression de faire la connaissance de personnages bien vivants. On a donc aucun mal à imaginer la fierté et la fragilité désarmantes de Mary, le charme juvénile et le courage de Frank, le dévouement et la gentillesse de Thorne, l’impétuosité et la grandeur d’un personnage comme Sir Roger Scatcherd ou encore la noblesse et l’indépendance d’esprit de Miss Dunstable.

Une fois de plus, Trollope fait preuve d’une grande maîtrise dans le portrait de ses héroïnes. Sous sa plume, elles sont fières, altières, impérieuses … Je trouve que c’est un phénomène suffisamment rare dans la littérature victorienne pour être noté.

Toutes proportions gardées, l’auteur exprime un certain modernisme à travers son roman. Le Docteur Thorne, resté célibataire, a élevé sa nièce seul. Il l’aime tendrement et n’agit jamais en patriarche autoritaire et despote. Alors que la pauvre Mary est condamnée à ne plus fréquenter les Gresham après la cour quelque peu pressante que lui a fait Frank, Thorne agit comme un véritable rempart pour la protéger. Pour lui, Mary n’a absolument rien à se reprocher dans cette affaire. Il lui accorde toute sa confiance et son respect, et ne se permet jamais de la juger. Au contraire même, il est tout en fait en mesure de la comprendre et de comprendre qu’elle aime Frank.

La relation qui unie l’oncle et la nièce est au cœur du récit et sous-tend une réflexion tout à fait intéressante sur l’amour filial et la moralité.

L’une des caractéristiques bien connues de Trollope est sa manière toute particulière d’intervenir personnellement dans son récit, en s’adressant à son lecteur et en faisant des remarques (plus ou moins caustiques) sur l’élaboration de son intrigue, sa crédibilité ou encore sa légitimité en tant que romancier.

Ces interventions m’ont parue légèrement plus nombreuses que dans les romans que j’avais précédemment lus de lui mais elle ne m’ont pas gênée. Le récit est si bien construit, l’intrigue amoureuse si palpitante à suivre, et la peinture sociale et la comédie de mœurs si riche que les pages défilent presque à toute allure. Le roman fait près de 780 pages dans son édition de poche mais il ne faut pas y voir un motif de découragement. C’est une comédie réjouissante que Trollope nous a livré ici et ce serait bien dommage de s’en priver.

Le Docteur Thorne a été adapté par Julian Fellowes pour la chaîne ITV. J’ai pu voir le 1er épisode diffusé dimanche dernier et je ne suis pas particulièrement séduite pour l’instant. Rien à redire au sujet de l’ensemble des acteurs mais je trouve que le scénario et la mise en scène manquent cruellement de subtilité et surtout de modernité. J’espère être plus convaincue par la suite …

 

Ma note : luke5

L’Héritage Belton d’Anthony Trollope

L’Héritage Belton d’Anthony Trollope

Tout au long de la semaine prochaine (et plus si besoin est), je consacrerai des billets à l’œuvre du romancier victorien Anthony Trollope, plus précisément à ses romans bien sûr mais aussi aux quelques adaptations télévisées que j’ai eu l’occasion de voir.

Dimanche 6 mars sera diffusée sur la chaîne anglaise ITV, la mini-série en 3 épisodes adaptée du roman Doctor Thorne par Julian Fellowes, le créateur de Downton Abbey.
J’ai lu ce roman cette semaine et je l’ai beaucoup aimé. J’attends donc avec impatience de découvrir ce que nous réserve cette transposition à l’écran.

Pour l’heure, j’aimerais vous présenter L’Héritage Belton, un roman quelque peu méconnu du romancier mais dont je garde un très bon souvenir et que je conseillerais bien volontiers au amateurs de Trollope ou à ceux qui aimeraient le découvrir.

Le châtelain de Belton Castle s’est ruiné à cause des extravagances de son fils qui vient de se suicider, de sorte que son domaine revient à son cousin Will Belton, qui offre d’épouser sa fille, Clara. Mais celle-ci préfère donner sa main au capitaine Frederic Aylmer, qui se révèle bientôt être un homme froid qui ne songe qu’à son confort et qui laisse sa fiancée être sous la férule de sa mère.

Dans cet ouvrage paru 1865, on retrouve toutes les principales caractéristiques d’un roman de Trollope : un récit ample, feuilletonnant, où l’auteur aime à décrire de manière généreuse et éloquente la situation et l’évolution sociales de ses personnages, ainsi que les méandres de l’amour dans lesquels certains d’entre eux se sont empêtrés. Le héros de cette histoire est en fait une héroïne : Clara Belton. Depuis le suicide de son frère aîné (alcoolique, libertin et endetté jusqu’au cou), héritier du domaine de Belton, Clara vit seule avec son père, un homme affectueux mais faible, ombrageux et plaintif. Clara n’a que peu de chance de voir sa situation financière s’améliorer. En tant que femme, elle ne peut hériter du manoir familial. Lorsque sa tante, vieille dame pieuse et pleine de principes, qui lui est redevable de bien des attentions, lui avoue qu’elle ne souhaite finalement pas faire d’elle son héritière car elle lui préfère son neveu, Clara voit son sort encore plus menacé …
Dans ce roman, Trollope ne parle pas que d’argent, loin de là. Les relations amoureuses occupent une place importante dans la peinture psychologique de ses personnages et la trame de son récit.
Le domaine Belton revient au cousin Will Belton, qui offre d’épouser Clara mais celle-ci n’a d’yeux que pour le Capitaine Frederic Aylmer. La générosité, la douceur de coeur et la droiture de Will ne semblent pas faire le poids face à l’élégance, l’assurance et l’intelligence du Capitaine, un parlementaire qui semble agir comme un parfait homme du monde. On dit souvent que l’amour rend aveugle et Clara en fera les frais… Malgré son indépendance d’esprit et sa forte personnalité (qui font d’elle une héroïne entêtée mais attachante et séduisante), elle s’amourache du mauvais homme, et elle est même assez lucide pour le voir … Lorsque Frederic Aylmer, trop occupé, laisse sa fiancé sous la férule de sa mère, une aristocrate autoritaire et despote, celle-ci ne tardera pas à se rebeller et à faire entendre ses droits, pour le plus grand plaisir du lecteur !
En mettant à l’honneur une héroïne fine, intelligente et capable d’exprimer son opinion avec courage et honnêteté, Trollope parvient à égratigner avec ironie et subtilité l’hypocrisie du jeu des convenances et des préjugés, dont les femmes sont d’ailleurs les principales victimes.

La Galerie des maris disparus de Natasha Solomons

La Galerie des maris disparus de Natasha Solomons

Quand son mari se volatilise, Juliet Montague disparaît à son tour. Ni veuve ni divorcée, elle n’a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Juliet s’efforce pourtant de son mieux d’assumer le quotidien et d’élever ses deux enfants. Mais le jour de ses trente ans, un matin de l’hiver 1958, elle prend une décision tout sauf raisonnable : au lieu de consacrer ses économies à l’achat d’un réfrigérateur, elle s’offre un portrait à son effigie.
Ce tableau, premier d’une longue série, signe le début de son émancipation : passionnée de peinture, Juliet va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de Londres et ouvrir sa propre galerie.
Ses nouvelles amitiés et, plus tard, son amour pour un brillant peintre reclus dans sa maison du Dorset l’aideront à affronter les commérages et la réprobation des siens. Mais Juliet reste enchaînée et, pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider…

Le roman nous plonge donc à la fin des années 50 à Londres. C’est l’aube de la révolution sexuelle mais Juliet Montague, 30 ans, issue d’une communauté juive très conservatrice, n’est pas autorisée à divorcer de son mari, qui pourtant l’a abandonnée, elle et ses deux enfants, 7 ans plus tôt. Elle a l’impression, aux yeux des personnes de son entourage, d’être complètement insignifiante ou pire encore : d’attirer la honte et les ragots. Depuis la disparition de son mari, Juliet a travaillé dur pour élever Frieda et Leonard. Pourtant, elle semble constamment attirer la désapprobation de sa communauté, qui lui reproche son originalité et sa personnalité un peu « bohême ».
Le jour de son 30ème anniversaire marque un tournant dans son existence. Alors qu’elle s’apprête à aller dépenser ses économies pour acheter un réfrigérateur, elle s’arrête, tombée en extase devant le tableau d’un artiste exposant ses toiles sur les grilles d’un parc londonien. Ce jeune et riche artiste lui propose de lui faire son portrait. Passionnée de peinture depuis toujours, Juliet s’offre alors ce tableau et se voit, par la suite, invitée dans un cercle de jeunes peintres prometteurs. Elle devient, grâce à leur soutien, galeriste et tentera, par la même occasion, de gagner son indépendance. Bien sûr, pour se faire, elle devra composer avec sa famille, son milieu, l’éducation de ses enfants, le tempérament fougueux et imprévisible de certains peintres et le mystère qui entoure encore la disparition de son mari.  Ambitieuse et déterminée, Juliet s’engage corps et âme dans ce nouveau combat pour son émancipation.

Ce roman, comme son héroïne, a un charme fou. Natasha Solomons fait preuve une fois encore de beaucoup de beaucoup de sensibilité et de finesse d’esprit tout au long de ce récit. Et il  y a une légèreté et une fraîcheur incroyable dans son écriture.
Ce roman, évidemment très féministe, se lit comme un joli conte moderne, émouvant mais jamais sirupeux.

Le roman est sorti il y a quelques jours au Livre de Poche 🙂